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Le gaspillage pharmaceutique en Belgique : chiffres et solutions

24 août 2026 par
Destock Pharma

Le gaspillage pharmaceutique en Belgique : chiffres et solutions

Une boîte de vitamines encore scellée, une crème pas encore ouverte, un flacon de complément alimentaire tout à fait efficace : chaque année, une partie de ces produits finit à la destruction — non pas parce qu'ils sont dangereux, mais parce qu'ils n'ont pas trouvé preneur à temps. Ce phénomène, encore peu connu du grand public, porte un nom : le gaspillage pharmaceutique. Voici ce qu'il représente, pourquoi il existe, et ce qui peut concrètement le réduire.

Un problème plus vaste qu'on ne le pense

Le gaspillage de produits de santé ne se limite pas aux médicaments jetés au fond d'une armoire à pharmacie. Il concerne toute la chaîne : depuis le fabricant jusqu'au consommateur final, en passant par les grossistes, les pharmacies et les parapharmacies.

En France, où le sujet a fait l'objet de plusieurs travaux parlementaires ces dernières années, le coût du gaspillage de médicaments et produits de santé a été estimé à environ 1,5 milliard d'euros par an par le réseau des pharmaciens, et un rapport plus récent, relayé par des professionnels de soins à domicile, avance un coût mensuel de 125 millions d'euros rien que pour les médicaments jetés inutilement, avec l'équivalent de plusieurs centaines de milliers de tonnes de CO2 associées. Ces chiffres concernent la France, mais la logique industrielle qui les produit — surproduction, conditionnements standardisés, contraintes réglementaires sur les dates limites — est la même partout en Europe, Belgique comprise.

Une association de consommateurs a également fait analyser en laboratoire des médicaments courants (paracétamol, ibuprofène) plusieurs années après leur date de péremption officielle. Résultat : dans la grande majorité des cas testés, le produit contenait encore l'essentiel de sa substance active, parfois des dizaines d'années après la date indiquée sur la boîte. Cela ne veut pas dire qu'il faut ignorer les dates de péremption — elles restent la référence légale de sécurité — mais cela illustre à quel point la marge de précaution intégrée dans ces dates est large, et à quel point une bonne partie de ce qui est détruit chaque année aurait pu être encore consommé en toute sécurité.

Pourquoi les produits sains finissent-ils à la destruction ?

Plusieurs mécanismes, indépendants de la qualité réelle du produit, expliquent ce gaspillage :

Le surstock. Un laboratoire ou un distributeur produit ou importe une quantité qui, pour des raisons commerciales (changement de packaging, arrêt d'une gamme, prévisions de vente trop optimistes), ne s'écoule pas entièrement dans les circuits classiques.

La date de durabilité minimale (DDM) approchante. Les pharmacies traditionnelles refusent généralement de commander ou de continuer à vendre un produit dont la date restante est jugée trop courte, par précaution commerciale plutôt que sanitaire — souvent bien avant que le produit ne soit réellement impropre à la vente.

Les changements d'emballage ou de formule. Quand un fabricant actualise le design d'une boîte ou ajuste légèrement une formule, l'ancien stock devient difficile à écouler malgré une efficacité inchangée.

Le circuit de distribution classique, peu flexible. Une fois qu'un produit est écarté des rayons pour l'une de ces raisons, il n'a souvent plus de canal de revente prévu — la destruction devient alors la solution par défaut.

Les conséquences, au-delà du gaspillage lui-même

  • Environnementales : incinération ou mise en décharge de produits, emballages et principes actifs qui n'auraient jamais dû devenir des déchets.
  • Économiques : un coût qui, in fine, pèse sur les prix pratiqués dans le circuit classique.
  • Sociales : des produits de santé et de bien-être parfaitement valides retirés du marché, alors que le pouvoir d'achat reste une préoccupation pour de nombreux ménages belges.

Les solutions qui existent déjà

Plusieurs leviers permettent de réduire ce gaspillage :

  1. Le don à des associations caritatives, quand la réglementation et la traçabilité le permettent.
  2. La revalorisation en B2B, où des surstocks sont rachetés par d'autres distributeurs pour être écoulés sur d'autres marchés.
  3. La vente directe en B2C à prix réduit, qui permet d'écouler rapidement des produits à date courte ou en surstock, directement auprès des consommateurs, avant que la date ne devienne réellement problématique.
  4. Une meilleure anticipation des commandes par les distributeurs, pour limiter le surstock à la source.

C'est sur ce troisième levier que repose le modèle de destockpharma : proposer au grand public, à prix réduit, des produits de parapharmacie issus de surstocks ou à date de consommation plus courte (généralement à moins de 12 mois de leur DDM), plutôt que de les voir partir à la destruction. Chaque commande passée sur ce type de plateforme est, très concrètement, un produit sauvé du gaspillage.

En résumé

Le gaspillage pharmaceutique n'est pas une fatalité liée à la qualité des produits, mais la conséquence d'un circuit de distribution qui n'a pas toujours les moyens d'écouler tout ce qu'il produit ou importe. Des solutions existent pour limiter ce phénomène, et chaque achat en surstock ou à date courte y contribue directement. Découvrez les produits actuellement disponibles chez destockpharma et nos engagements en détail.

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